Inch ka tchika?
A peine arrivé dans l’appartement prété pour la semaine par l’association KASA, je retrouvais Arnaud, je découvrais Zina et je parlais à Tanguy par le plus grand des hasards…. Décidément que de coïncidences! Retrouvés autour d’une bonne bouteille de vodka abricot (enfin ce n’est même pas de la vodka, enfin pas comme on l’entend, disons qu’elle est bien à 70° celle-là héhé) enfin tout ça pour dire que la première journée de travail fut réellement difficile. Je découvrais donc les lieux, l’équipe, et donc le centre ESPACES où je passerai un bon mois et demi là bas à partir de la mi juin.
Je ne peux que saluer les membres de l’association, très enthousiastes et l’on est vite mis à l’aise. Vous ajoutez une bonne dose d’approche genre, dont je peux vous dire que c’est très sympa (1 garcon sur 10 charmantes filles )!
L’atmosphère me rappelle un peu la promo car l’état d’esprit est un peu le même, je parle au niveau du travail, pas du vieux papes! En effet tout le monde est solidaire avec tout le monde, la hierarchie ce n’est que sur le papier, et chacun a envie de participer à tous les projets faits dans le centre. Du coup c’est très motivant, surtout que la majeure partie de l’équipe se forme au fur et à mesure aux compétences telles que l’informatique ou même la méthodologie de projets.
Cette semaine j’ai pu animer un club français et un cours d’anglais, rigolez pas cela s’est bien passé en anglais enfin disons que l’on peut toujours progresser! Aussi je participe activement au comité de gestion du centre ESPACES, ce qui permet de mieux comprendre le suivi qui est mis en place et leur capacité à prendre du recul sur les projets. Et tout cela bien sur dans une bonne ambiance. Bon après ils attendent pas mal de moi, en fait ils me considèrent comme un professionnel, alors je ne sais pas ce que les Suisses ont raconté ou s’il existe aussi le mythe de l’occidental, mais selon eux je sais tout faire, d’animer un cours d’anglais, à la mise en place d’une communauté virtuelle (sorte de réseau des travailleurs sociaux avec mise à disposition de formation à distance) en passant par les budgets et pis la rédaction du projet pour les demandes de subventions à des bailleurs de fonds internationaux. J’avoue que c’est valorisant d’être pris en considération malgré tout.
Bref, la mission à Yerevan va s’avérer être dans de bonnes conditions. Bon le truc qui me fait un peu peur encore c’est l’approche religieuse, car cela fait plusieurs qu’on me rappelle un peu mon cursus religieux en privé. Bon j’en suis pas encore à faire la prière mais bon ça fait drôle au début.
Hormis le travail, que j’ai pris deux wagons en retard certes, la vie arménienne est toujours aussi agréable, et je reprends mes repères en terme linguistique. J’ai eu le privilège de rencontrer la famille de Zina, ce fut une rencontre très sympathique et même si le barrage de la langue est de taille, Zina nous a traduit pour Nono et moi, et l’échange s’est installé. Il faut vite qu’on se mette à l’arménien afin de pouvoir converser un peu par nous-mêmes, n’est-ce pas Nono?
Mardi je pars pour Gumri en Avtobùs dans le deuxième centre de formation (qui sans le faire exprès met en place des activités médicales, psychosociales, culturelles et de réseau social…ça ne rappelle rien à personne j’ai même pas fait exprès) et j’y reste jusqu’à la mi juin.




Génial, tu as enfin compris comment on utilise wordpress
Bois pas trop de Cognac avec les jolies fille de ton travail! J’ai dit à Zina de garder un oeil sur toi, j’ai mes informateurs haya.